{"Signatur": "JU_TPI_006", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "2017-06-21", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TPI_006_TPI-2016-203_2017-06-21.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/TPI_2016_203_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c736a6929bff49a3c24b4a4b5e99a041cb20af6532e18a89e161f70849fcbdb4df667f18f6514e94684f00fcd2d21f0a597&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c736a6929bff49a3c24b4a4b5e99a041cb20af6532e18a89e161f70849fcbdb4df667f18f6514e94684f00fcd2d21f0a597&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=TPI_2016_203", "Checksum": "0c74cf13153777d50bd492af53f8ac98"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["TPI 2016 203"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal 21.06.2017 TPI 2016 203"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal 21.06.2017 TPI 2016 203"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura Tribunal de première instance Tribunal pénal 21.06.2017 TPI 2016 203"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura Tribunal de première instance Tribunal pénal"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Tentative de meurtre, etc. | (ancien code MP)"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:40:19", "Checksum": "587a025f20e8159a7b4dd19a99738c49", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal 21.06.2017 TPI 2016 203\nRegeste:\nTentative de meurtre, etc. | (ancien code MP)\n\nLes déclarations de D.________ ne permettent pas d'élucider les faits par rapport aux\ncoups de feu tirés puisqu'elle se trouvait à ce moment-là dans la voiture qui était garée\nderrière une haie (E.60). En outre, elle n'a pas donné une version crédible des faits,\npuisqu'elle a notamment indiqué que le prévenu, E.________ et elle-même étaient partis\navec la voiture et qu'ils se sont arrêtés après quelques mètres car ils entendaient des\njurons (E.60). En l'occurrence, il ressort des images de la vidéosurveillance que la voiture\na quitté le parking vers l'entrée du Stage Club à 4h27 (notamment A.9), soit quand\nB.________ se trouvait à l'intérieur de l'établissement. En outre, le déplacement du\nvéhicule a eu lieu environ 20 minutes avant les coups de feu et D.________ n'a pas\nparlé du moment où le prévenu est revenu vers la porte d'entrée du Stage Club avec un\nbâton de bois, alors que cet élément est important. Elle a donc occulté certains éléments\nimportants dans ses déclarations. Par ailleurs, D.________ a expliqué qu'elle ne savait\npas quand le prévenu s'était muni de l'arme, alors qu'il est revenu chercher cette arme\ndans la voiture où elle-même se trouvait. D.________ a d'ailleurs dit qu'elle était assise\nà l'avant (E.60s). Elle a aussi affirmé avoir vu 4 hommes sortir de la discothèque et venir\nvers eux (E.97), ce qui n'est pas possible, compte tenu des images de la caméra de\nsurveillance. De plus, D.________ se trouvait dans la voiture garée derrière la haie, sans\naucune possibilité de voir l'arrivée de ces personnes. Dès lors, il est manifeste qu'elle\nn'a pas tout dit ce qu'elle avait vu. Ses déclarations sont donc sujettes à caution. Partant,\nla thèse qu'elle a soutenue en indiquant que le prévenu avait été battu n'est pas plausible\n(E.99).\n\nLes déclarations de E.________ doivent être prises avec retenues car elles restent\névasives. Il n’a manifestement pas tout dit, probablement pour ne pas accabler le\n\nTPI/203/2016 – Considérants du jugement rendu le 21 juin 2017 –\n12\nprévenu, qui est son ami. Il n'a pas parlé de la course après C.________, ni du coup tiré\npour lequel on a retrouvé la douille n°3 (cf. A.147).\n\nHormis les parties à la procédure, les personnes présentes ayant observé la scène qui\ns'est déroulée dehors, lorsque les coups de feu ont été tirés, sont G.________,\nF.________ et E.________\n\nS'agissant des déclarations de B.________, il convient de relever qu'il a été choqué par\nles événements. Cela explique vraisemblablement que sa version diffère de celle des\nautres personnes en ce qui concerne le moment où le deuxième coup de feu l'a touché.\nEn effet, il est le seul à mentionner que le prévenu aurait tiré le deuxième coup en\ndirection de C.________, pour ensuite lui tirer à nouveau dessus (notamment E.78).\nCeci ne remet toutefois pas en cause ses déclarations. Cependant, il convient\nd'interpréter l'ordre des évènements, en tenant compte des divers témoignages au\ndossier, des éléments mentionnés par la police ainsi que du court laps de temps durant\nlequel les faits ont eu lieu. Le noyau central des déclarations de B.________ est tout à\nfait crédible et cohérent. Il n'a d’ailleurs pas exagéré dans ses déclarations. Sa\ndescription du début de soirée correspond aux images de la vidéosurveillance et au\nrelevé des appels qui ressortent du téléphone de C.________ (A.60). Par ailleurs, il a\nexpliqué que le prévenu était allé chercher sa copine pour prouver à B.________ qu'il\nl'avait insultée et pour qu'il s'excuse (E.77), ce qui est tout à fait plausible et confirmé\nnotamment par le témoin G.________ (E.103). Ensuite, B.________ a expliqué que le\nprévenu était revenu avec un bâton et avait essayé de le taper sur la tête. Il s'est protégé\navec son bras et les lésions qui ont été constatées médicalement (G.1.48) confirment sa\nversion des faits. Il a d'ailleurs immédiatement parlé de ce coup avec cet objet en bois à\nla police, alors qu'il était encore à l'hôpital (notamment G.1.16), ce qui renforce la\ncrédibilité de ses déclarations. Il n'a pas cherché à charger le prévenu puisqu'il a admis\nqu'il pouvait lui avoir donné des coups pour se défendre (E.78), ce qui est également\ncorroboré par les constations faites par I.________(Dr) (notamment G.2.4ss). S'agissant\ndes coups de feu, B.________ a expliqué que lors du premier coup, lui et le prévenu\nétaient debout et, lorsqu'il a reçu le second, il était à genou (E.78). Cette version peut\ncorrespond aux trajectoires des balles qui ont été constatées dans son corps, puisque\nl'une est horizontale et la seconde part du haut contre le bas de son corps (G.1.33s). En\noutre, la majorité de ses déclarations sont confirmées par la version des faits relatée par\nC.________. Celui-ci se trouvait à proximité et a donc pu voir toute la scène.\n\nLes deux victimes ont donné une version détaillée des faits, ce qui est un indice important\nde crédibilité. De plus, les versions données par G.________ et F.________ sont\nrelativement similaires à leurs versions. Les faits mentionnés par G.________ et\nF.________ correspondent le plus aux autres déclarations ainsi qu’aux éléments\nobjectifs qui se trouvent au dossier, de sorte qu’il convient de donner à leurs déclarations\nune grande importance. Au demeurant, la version des faits donnée par G.________ et\nC.________ est en partie corroborée par les images de la caméra n°14 à 4h53,\n\n"}