{"Signatur": "JU_TPI_006", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "2017-06-21", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TPI_006_TPI-2016-203_2017-06-21.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/TPI_2016_203_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c736a6929bff49a3c24b4a4b5e99a041cb20af6532e18a89e161f70849fcbdb4df667f18f6514e94684f00fcd2d21f0a597&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c736a6929bff49a3c24b4a4b5e99a041cb20af6532e18a89e161f70849fcbdb4df667f18f6514e94684f00fcd2d21f0a597&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=TPI_2016_203", "Checksum": "0c74cf13153777d50bd492af53f8ac98"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["TPI 2016 203"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal 21.06.2017 TPI 2016 203"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal 21.06.2017 TPI 2016 203"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura Tribunal de première instance Tribunal pénal 21.06.2017 TPI 2016 203"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura Tribunal de première instance Tribunal pénal"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Tentative de meurtre, etc. | (ancien code MP)"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:40:19", "Checksum": "587a025f20e8159a7b4dd19a99738c49", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal 21.06.2017 TPI 2016 203\nRegeste:\nTentative de meurtre, etc. | (ancien code MP)\n\n Il a expliqué qu'il est revenu devant le Stage et qu'il a vu que c'était dangereux,\nmais qu'il n'avait pas vraiment vu les personnes présentes (E.18). Le Tribunal\npénal est d'avis que la situation n'était pas dangereuse pour le prévenu, sinon il\nserait parti. En plus, B.________ était à l'intérieur de l'établissement avec un agent\nde sécurité et le prévenu l’avait vu entrer avec celui-ci. Au demeurant, si\nB.________ était bien la personne qui cherchait la bagarre, il ne se serait pas\ndonné la peine de quitter les lieux par la porte arrière de l’établissement. En outre,\nle prévenu a dit qu’il s’était fait battre par le groupe (notamment E.21) alors que ce\nfait n’est même pas corroboré par son ami E.________ (A.77 et E.89) qui était\naussi présent. La seule personne ayant fait des déclarations allant dans ce sens\nest D.________, mais ses déclarations sont sujettes à caution comme cela sera\nprécisé ci-dessous. En outre, le prévenu a été formé pour l'autodéfense dans le\ncadre de son diplôme d'agent de sécurité et il savait bien comment réagir en cas\nde situation conflictuelle (p. 338).\n\nLe prévenu a affirmé qu'il n'avait visé personne avec son arme et qu'il n'avait couru\naprès personne. Cette version diverge du témoignage de G.________. Si\neffectivement il n'avait couru après personne, aucune douille n'aurait été retrouvée\nà un quelconque endroit éloigné du lieu où les premiers coups de feu avaient eu\nlieu et où sa voiture était garée (cf. A.147, douille n°3).\n\nS'agissant de la partie des faits concernant C.________, le prévenu a expliqué\nqu'il n'avait pas poursuivi C.________. Il a indiqué avoir fait un tour pour retrouver\nson ami, E.________, lequel était préalablement avec lui. Il ne se rappelait pas s'il\navait fait 10 ou 20 mètres (E.71). Cette version est infirmée par E.________,\npuisque celui-ci affirme s'être dirigé vers B.________ et A.________ (E.88).\n\nIl a aussi affirmé posséder l'arme qu'il a utilisée en raison de menaces qu'il aurait\nreçues de la part d'islamistes radicaux (E.71) et suite aux problèmes avec son exfemme (A.20 L 106ss). Il s'est bien rendu à la police à Moutier en septembreoctobre 2014 comme il l'a indiqué. Toutefois, il n'a jamais fait état de menaces ou\nd'autres infractions contre quelqu'un de particulier, ni à la police, ni au Service de\nla Protection de l'Etat de Berne, vers lequel il a été orienté. Il a juste voulu connaître\nla marche à suivre pour transmettre des informations en lien avec l'Islamisme\n\nTPI/203/2016 – Considérants du jugement rendu le 21 juin 2017 –\n9\nviolent et a demandé à être entendu par un agent spécialisé de la lutte contre le\nterrorisme dans notre pays (cf. K.4s).\n\nLe prévenu a dit que C.________ avait une matraque noire dans les mains et qu'il\nl'a frappé avec. Cependant, aucune matraque n'a été retrouvée et aucune des\npersonnes présentes n'a mentionné de tels faits (E.73).\n\n Le prévenu a mentionné qu'il avait bu pas mal d'alcool et que, juste après les faits,\nil était fatigué. Le 23 mars 2015, il indiquait ne confirmer qu'une partie de ses\nprécédentes déclarations pour ce motif. Il ressort notamment des analyses du\nsang effectuées que le prévenu présentait un taux d'alcoolémie d’environ 0.4‰ au\nmoment des faits. Partant, ce taux ne permet pas d'expliquer les erreurs\nmanifestes qui existent dans ses premières déclarations. De plus, à aucun moment\ndes premières auditions, les autorités ont constaté que le prévenu n'était pas en\nétat d'être entendu. De surcroît, il n'a jamais indiqué qu'il souhaitait un report\nd'audition ou une interruption en raison d'un état de fatigue.\n\n Le prévenu a avancé la thèse de l'accident étant donné que les coups de feu\nseraient partis en même temps que lui-même serait tombé au sol (notamment\nE.18). S'il s'agissait d'un accident, on comprend mal comment il est possible que\ndeux coups aient été tirés très près de B.________ et qu'un autre coup ait été tiré\nplus loin, comme le confirme la présence de la douille n°3 sur le plan établi par la\npolice (cf. A.147). Au demeurant, personne ne l’a vu à terre, même pas son ami\nE.________ (E.90).\n\n Le prévenu a dit qu'il avait agi car il se sentait menacé et qu'il voulait simplement\ntirer en l'air avec son arme pour faire peur (cf. notamment E.18). Cette thèse ne\nsaurait être suivie pour plusieurs raisons. Il est incompréhensible que, s'il\nsouhaitait faire peur et tirer en l'air, il soit retourné vers les autres personnes depuis\nson véhicule. S'il se sentait réellement effrayé et menacé, il se serait enfui ou il\naurait immédiatement appelé la police. En outre, des agents de sécurité étaient\nprésents. Ils avaient déjà séparé les protagonistes et tenu B.________ à l'écart,\nde sorte que le prévenu savait pertinemment que ces personnes veilleraient à ce\nque la situation ne dégénère pas. Par ailleurs, le prévenu a affirmé, pour étayer sa\nthèse, que 5 à 6 personnes très agressives étaient sorties par l'arrière du Stage\nClub (E.20). Ce fait est infirmé par les images de la vidéosurveillance qui\ndémontrent que seulement B.________ et F.________ sont sortis en même temps\npar la porte arrière de l'établissement (cf. images de la caméra N°14, 4h48).\n\n"}