Le prévenu n'était du reste pas en état d'ébriété qualifiée (G.6.11). S'il devait évidemment être conscient du fait qu'ils étaient trop dans le véhicule et que sa conduite était hardie au vu des remontrances de l'ensemble de ses passagers, le surgonflage des pneus ainsi que leur mauvaise qualité ont contribué à l'accident puisque la surface d'adhérence était réduite (G.7.32). L'accident n'était donc pas inéluctable puisqu'avec des pneus moins gonflés et de qualité supérieure, une vitesse à peine réduite ainsi que l'absence de freinage, le prévenu aurait vraisemblablement passé ce virage, certes à la limite.