Il a certes pris des risques et a imposé cette prise de risques à ses amis en conduisant à la limite de ses aptitudes et des possibilités techniques de sa voiture, qui plus est sur une route de montagne difficile à dompter, de nuit et par temps pluvieux. Toutefois, il ne ressort pas du dossier qu'à un certain moment, le prévenu se soit accommodé de la mort de ses passagers pour le cas où elle se produirait dans la mesure où il excluait l'issue fatale. Le prévenu a surestimé ses capacités de pilote et pensé qu'il allait franchir la courbe fatale, comme cela avait été le cas dans le précédent virage qu'il a failli manquer.