La plaignante s’est tout d’abord contentée de se confier à sa mère, en juillet ou en août 2019 (cf. E.15). Se trouvant jusque-là dans une position de soumission à l’égard des appelants qui lui avaient demandé de garder le silence et par ailleurs « bloquée » par un sentiment de honte (cf. E.6), la plaignante n’a trouvé la force d’évoquer leurs agissements coupables que lorsqu’il s’est agi pour elle de consulter pour la première fois une gynécologue et qu’elle s’est imaginée que cette dernière découvrirait sans peine qu’elle n’était plus vierge.