Son récit, certes succinct mais sans équivoque, qui fait notamment allusion à son propre mal-être et aux moyens mis en œuvre par les appelants pour gagner sa confiance avant d’asseoir leur emprise sur elle (cf. E.95 et E.97), n’est émaillé d’aucun indice d’exagération ou d’animosité excessive. Il ressort au contraire de ses dernières déclarations que les appelants ne l’ont jamais frappée, ni insultée (cf. T.1242), ce qui permet de constater qu’elle ne cherche pas à les accabler inutilement, élément qui plaide indéniablement en faveur de sa crédibilité.