Les difficultés que la plaignante a pu éprouver pour commenter les actes qui ont porté atteinte à sa sphère intime peuvent, à l’évidence, s’expliquer par son jeune âge ou à tout le moins par son manque de maturité à l’époque où les actes en question ont été commis. Elles peuvent également s’expliquer par le traumatisme psychologique qu’engendre inévitablement la commission de tels actes, ce que les médecins qui l’ont prise en charge au sein du service universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent du S.________ ont du reste confirmé (cf. G.7 s.).