Cet élément amène la Cour de céans à la conclusion que le prévenu n'a toujours pas complètement réalisé la gravité de ses actes et de ses conséquences. La lettre qu'il a rédigée à l'adresse du plaignant semble sur ce point avoir été dictée surtout pour des motifs purement stratégiques dans la mesure où elle est intervenue sur demande de son mandataire, ce qu'il admet par ailleurs (E.2.18). Les regrets exprimés à l'audience de première et de seconde instances sont pour le surplus peu convaincants vu la minimisation des faits par le prévenu.