Le prévenu ne pouvait effectivement ignorer qu'en donnant un coup avec un objet lourd et dur comme le caillou qu'il a utilisé, en visant précisément la tête qui comporte des organes vitaux (cerveau, artères temporale), il prenait le risque de blesser mortellement le plaignant. Il est toutefois passé à l'acte, alors qu'aucune circonstance extérieure ne l'imposait, en particulier pas des besoins de défense, s'accommodant ainsi du résultat possible de son comportement, à savoir causer le mort du plaignant, quand bien même il ne le souhaitait pas.