{"Signatur": "JU_TPI_006", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "2017-05-04", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TPI_006_CP-2016-53_2017-05-04.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2016_53_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73ff54f720fd62d8a234941d1764fca0c690d08c67b0344a6ae835ad4ccde6aeca90ed6bbbcf8b14111ce8376da8208638&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73ff54f720fd62d8a234941d1764fca0c690d08c67b0344a6ae835ad4ccde6aeca90ed6bbbcf8b14111ce8376da8208638&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2016_53", "Checksum": "18404f8df809934c89c0a6ac7ec2cb3a"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2016 53"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal 04.05.2017 CP 2016 53"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal 04.05.2017 CP 2016 53"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura Tribunal de première instance Tribunal pénal 04.05.2017 CP 2016 53"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal de première instance Tribunal pénal"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura Tribunal de première instance Tribunal pénal"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Tentative de meurtre par dol éventuel au moyen d'une pierre; appel du procureur admis. 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Au contraire, il a\nvoulu mettre un terme à son action vengeresse par la mise à terre du plaignant et ce\nn'est qu'à partir de ce moment que le prévenu a décidé de s'enfuir. Ainsi, au vu de ce\nqui précède et contrairement à ce qu'il tente de démontrer, le prévenu n'a pas adopté\nune attitude que l'on peut qualifier de strictement défensive face au plaignant. Au\ncontraire, tout comme il avait déjà infligé un coup de ceinture au plaignant, il a\ncontinué son action en s'en prenant à celui-ci en le visant à la tête avec une pierre.\nLe plaignant ne s'attendait au demeurant pas à une telle attaque, dès lors qu'il était\ndéjà touché et ensanglanté au niveau de l'arcade droite. A ce titre, il n'était plus en\nétat de se protéger le visage ni même de se défendre. Il était groggy après le coup\nde ceinture, vacillait et n'a très vraisemblablement pas vu venir le coup de pierre.\nDans le cas contraire, il est manifeste que le plaignant aurait eu le réflexe d'avoir un\ngeste de protection pour éviter le second coup, à tout le moins de le parer d'une\nquelconque façon. Des tiers ayant observé que le plaignant titubait, le prévenu,\ncontrairement à ce qu'il prétend, a dès lors également vu l'état du plaignant qui\nrésultait de son premier acte et qui avait pour conséquence que celui-ci ne pouvait\npas efficacement se protéger. Or, en dépit du fait que le plaignant titubait, était blessé\net que ses mouvements étaient de ce fait ralentis, le prévenu n'a pas hésité à lui\ninfliger un coup de pierre sur la tête. Il était au demeurant libre de choisir l'endroit qu'il\ndésirait atteindre.\n\n4.5.3 S'agissant de la façon dont le second coup a été porté par le prévenu au plaignant,\non relèvera que l'ensemble des personnes auditionnées s'entendent à dire qu'elles\nont été surprises, voire choquées (E.1.31, E.1.24). Le plaignant est tombé, \"comme\nsi on abattait une bête\" (E.1.17) ou \"comme une mouche\" (E.1.50). Plusieurs\npersonnes ont cru qu'il était mort (E.1.10, E.1.17). Il en résulte que le coup de pierre\nétait d'une violence intense, ce que corrobore le Dr F. puisqu'il le compare à un choc\nfait avec une batte de baseball (G.1.19). Le comportement du prévenu dénote un\nacharnement qui démontre qu'il a accepté, à tout le moins, s'est accommodé d'une\nissue fatale. Un tel acharnement ne trouve pas d'autre explication que la volonté du\n19\n\nprévenu d'engendrer des lésions pouvant être fatales. Peut-être le prévenu ne\nsouhaitait-il pas la mort du plaignant, toutefois, en adoptant un tel comportement,\navec un objet contondant, alors que le plaignant était déjà blessé, qu'il titubait, le\nvisage couvert de sang suite au coup de ceinture infligé et qu'il ne pouvait de ce fait\npas se défendre, le prévenu ne pouvait ignorer que le plaignant pouvait mourir, mais\ns'est tout de même exécuté à la manière d'un coup de grâce. En effet, la pierre qu'il\na utilisée mesure 145x100x95 mm et pèse plus de 1.9 kg. Le risque de tuer une\npersonne en la frappant à la tête avec un tel objet devait apparaître clairement au\nprévenu, surtout qu'il n'était pas possible pour le prévenu de maîtriser les\nconséquences de son acte. En outre, il n'a pas, comme il l'a répété, agi sous le coup\nd'une précipitation ; lorsque le plaignant titubait, il a eu le temps de décider d'infliger\nun second coup ou non, ce qu'il a en l'occurrence fait.\n\nLe prévenu a d'ailleurs admis avoir déclaré qu'il voulait \"régler son compte au\nplaignant à un contre un\" ou encore que \"ça allait se régler maintenant\" (consid. D.1\nci-dessus). Ces assertions constituent manifestement un indice important de l'état\nd'esprit du prévenu au moment de ses actes. Il a d’ailleurs été exhorté à réitérées\nreprises par ses amis à laisser tomber et à se calmer pour qu'il ne se passe rien\n(A.1.22).\n\n"}