Ainsi, dans ce contexte, il ne peut être admis que le prévenu devait d'emblée avoir été en mesure de percevoir qu'en circulant à une vitesse de 83 km/ à l'abord du virage fatal, sa vitesse était si excessive ou inadaptée qu'elle ne lui laissait aucune chance de passer le virage en question sans sortir de la route. Il en résulte qu'il ne peut également pas être admis que la perte de maîtrise du véhicule, respectivement l'issue fatale était inévitable.