Le virage en question peut en effet être abordé sans danger à la vitesse maximale de 81 km/h dans les conditions exposées par les experts, en particulier sans manœuvre de freinage en abordant la courbe (cf. consid. 3.4 et D.2 ci-dessus), soit à une vitesse inférieure de seulement 2 km/h. Cette constatation tend à établir qu'il ne saurait être retenu que les risques pris par le prévenu étaient si complètement démesurés que l'on ne peut qu'en déduire que la perte de maîtrise du véhicule était totalement inévitable et acceptée par le prévenu, au cas où elle se produirait.