Dès lors, la réalisation du risque lui était indifférente et le simple fait qu'il ait pu espérer, à un certain moment, que la chance lui permettrait d'éviter un accident ne suffit pas pour admettre qu'il a fait simplement preuve d'une négligence consciente (TF 6S.114/2005 du 28 mars 2006 consid. 1.2 ;Y. JEANNERET, Le chauffard peut-il encore être un meurtrier?, in Circulation routière 2/2009, p. 15).