Le prévenu, qui ne se souvient pas des faits, est persuadé d'avoir adopté une conduite adaptée aux circonstances. Or, les faits recueillis attestent du manque total d'expérience du prévenu en matière de conduite d'un véhicule automobile. Au moment de cet accident, il n'était en effet détenteur du permis de conduire que depuis moins de deux mois, ayant obtenu son permis le 6 mars 2014 seulement. Il apparait ainsi clairement qu'il a eu une appréciation totalement tronquée de son comportement au moment des faits, refusant de voir la réalité.