l’Etat ne peut toutefois exiger que le requérant utilise ses économies si elles constituent sa réserve de secours, laquelle s’apprécie en fonction des besoins futurs de l’indigent selon les circonstances concrètes de l’espèce, telles que l’état de santé et l’âge du requérant par exemple, ou encore ses obligations familiales, les augmentations ou diminutions prévisibles de sa fortune ou de ses revenus et, le cas échéant, son statut d’indépendant ; le Tribunal fédéral admet qu’un montant d’économies ou de fortune nette, variant selon les cas de CHF 10'000.- à CHF 20'000.-, voire CHF 25'000.- au maximum, puisse être mis de côté en cas d’insuffisance de revenu sans devoir