Les exigences quant à l’attention requise du tiers s’en trouvent ainsi augmentées ; une négligence même légère peut déjà faire perdre le droit d'invoquer la bonne foi, en particulier lorsque le tiers conclut l’affaire en ne prêtant pas attention à des indices objectifs d’abus, laissant entrevoir que le représentant agit contre les intérêts du représenté. Cette approche stricte de la bonne foi du tiers dans les cas d’abus du pouvoir de représentation en matière commerciale est critiquée par une partie de la doctrine parce qu’elle impose au tiers une attention plus élevée en raison de faits qui lui échappent complètement (ATF 131 III 511, consid. 3.2.2 et les références citées ;