La livraison et la réception supposent, comme indiqué ci-dessus, un ouvrage achevé. L’exigence de l’achèvement est donc remplie dès que l’entrepreneur a exécuté tous les travaux convenus. Il en découle que les ouvrages inachevés ne peuvent être ni livrés ni reçus. Toutefois, le principe d’achèvement trouve naturellement sa limite dans le respect des règles de la bonne foi (art. 2 CC), qui régissent tous les rapports d’obligation. Les parties ne peuvent donc faire obstacle à la livraison/réception de l’ouvrage en invoquant le non-achèvement des travaux, si elles contreviennent par là au principe de la bonne foi.