S’il ne fait guère de doute, selon GILLIÉRON, que le contrat de création de sites internet constitue un contrat d’entreprise lorsque son exécution s’épuise dans la mise en ligne du site, on peut en revanche se demander s’il en va de même lorsque son exécution perdure, par exemple par une obligation de maintenance. En effet, la doctrine majoritaire considère qu’un contrat de durée ne peut être qualifié de contrat d’entreprise. En effet, les art. 368 et 377 CO se concilient mal avec une notion de durée, puisqu’ils se réfèrent à un ouvrage déterminé (GILLIÉRON, in : Internet 2005, DALLÈVES/BAGNOUD (édit.), Internet 2005, p. 86).