Quand bien même il s'agit d'un délai d'ordre, l'inobservation de cette prescription ne reste pas sans conséquences juridiques, les citoyens pouvant se plaindre devant la Cour constitutionnelle d'un retard injustifié et demander que l'état conforme à la Constitution soit rétabli, étant relevé qu’en l’espèce, le délai de deux ans était échu depuis février 2024, si bien que le Parlement a tardé pendant plus de 16 mois, ce qui constitue un dépassement inadmissible, quelles qu'en soient les raisons. De plus, le Parlement a pris, sans motif objectif, une mesure transitoire ayant pour effet de reporter l'application effective de