Le fait que la loi finalement adoptée limite cette exigence de qualification pour les constructions dont le coût dépasserait la somme de CHF 150'000 ne la fait pas apparaître plus proportionnée, dans la mesure où une telle limite exclut toute construction de bâtiments, activité principale, sinon essentielle, de l’intégralité des requérantes. L’exercice des activités commerciales et professionnelles des requérantes et leur existence même d’ailleurs, à l’instar d’une cinquantaine de bureaux ou entreprises du canton qui déposent des demandes de permis sans être inscrits au REG, sont clairement mises en péril par la disposition litigieuse.