Une exigence de précision est particulièrement importante lorsqu’il est relaté qu’une personne est soupçonnée d’avoir commis un acte délictueux. Seule est alors admissible une formulation qui fasse comprendre avec suffisamment de clarté, pour un lecteur moyen, qu’il s’agit en l’état d’un simple soupçon ou d’une simple imprécision (SJ 2007 II p. 205, 210 à 212). Si les faits sont vrais, leur diffusion est légitime, à moins qu’il ne s’agisse de faits faisant partie de la sphère secrète ou privée, ou que la personne ne soit rabaissée de manière inadmissible parce que la forme de la description est inutilement blessante (ATF 129 III 529 consid.