Selon les requérants, le but de réduire les oppositions de masse n'est pas "souhaitable" du point de vue de l'intérêt public. Ils soutiennent que la voie de l'opposition a au contraire vocation à le servir, d'une part du point de vue de la sécurité publique puisqu'en intégrant les administrés à la procédure, l'Etat favorise un meilleur établissement des faits et facilite ainsi l'application ultérieure du droit et, d'autre part, du point de vue démocratique, car l'opposition constitue, à leur avis, "l'institutionnalisation d'un légitime contre-pouvoir face à la puissance économique