La Cour constitutionnelle a examiné la question de l'exploitation des enregistrements illicites sous l'angle des dispositions de procédure civile, applicables par analogie en procédure administrative, qui laissent au juge un large pouvoir d'appréciation dans la pesée des intérêts en présence. Elle a relevé d'emblée que l'intérêt des recourants à ce que les enregistrements illicites soient écartés du dossier de sa procédure était sans rapport avec la protection de leur sphère privée dès lors que les agissements illicites d'Arnaud Bédat n'avaient pas eu lieu à leur détriment, les recourants n'étant en rien lésés dans leur personnalité (i.e. contrairement au prévenu Pascal Bedin).