Ainsi, c'est à la lumière des principes de procédure pénale que la Chambre pénale des recours s'est prononcée sur l'admission des preuves illicites recueillies par Arnaud Bédat. Elle a rappelé que des enregistrements illicites ne peuvent être admis que si les preuves auraient pu être recueillies de manière générale par les autorités de poursuite pénale et si l'intérêt de l'Etat à la découverte de la vérité l'emporte sur l'intérêt du prévenu à la protection de sa personnalité, respectivement sur celui à ce que la preuve en question ne soit pas obtenue (consid. 4.5 et jurisprudence citée)