dans ce cadre, il était compréhensible qu'il mette le prévenu au bénéfice du doute résultant du moment où il a fait sa déclaration, jugeant ainsi, en vertu du principe de la présomption d'innocence, qu'il ne pouvait être établi avec certitude que ce que le prévenu annonçait avant le jour du scrutin s'était réalisé. Quant à la Cour constitutionnelle, qui n'avait à se prononcer ni sur la qualification des actes ni sur l'éventuelle culpabilité de l'intéressé, il lui suffisait de constater que celui-ci avait déclaré être sûr d'obtenir 138 ou 139 enveloppes (cf. consid. 8.2.1 de l'arrêt du 28 juin 2013).