1.2 En droit public, la révision remet en cause une décision entrée en force et, si celle-ci est infirmée, elle en annihile les effets. Elle peut donc viser des situations acquises bénéficiant de l'autorité matérielle de chose jugée. Par conséquent, la remise en cause ultérieure d'un arrêt de la juridiction administrative, auquel la règle ne bis in idem s'applique, se heurte au principe de la sécurité juridique, lequel suppose qu'une décision entrée en force ne peut pas être modifiée (MOOR/POLTIER, Droit administratif, vol. II, 3ème éd. 2011, p. 378 et 379 ; HÄFELIN/MÜLLER/UHLMANN, Allgemeines Verwaltungsrecht, 6ème éd.