Une séparation rigide des fonctions serait contraire aux réalités institutionnelles de l'Etat moderne. C'est pourquoi le régime juridique de la répartition des compétences ne prévoit aucun domaine d'activités absolument réservé, chacun des organes de l'Etat conservant cependant sa fonction propre à titre principal (AUER/MALINVERNI/HOTTELIER, op. cit., p. 604ss ; MOOR/FLÜCKIGER/ MARTENET, Droit administratif, vol. I, Les fondements, 3ème éd., 2012, p. 436ss ; BIAGGINI, in Biaggini/Gächter/Kiener (éditeurs), Staatsrecht, 2011, p. 178ss ;