L'abus de droit pourrait ainsi être admis, même lorsque le droit cantonal n'institue pas de délai d'attente, dans le cas d'une initiative tentant de remettre en cause un objet sur lequel les citoyens se sont déjà clairement prononcés, et ce à plusieurs reprises (ATF 128 I précité consid. 7.1 et arrêt cité). Par exemple, n'a pas été considérée comme abusive une première demande de nouvel examen dans les assemblées communales dans le cas où le résultat d'une votation était très serré (Bénédicte TORNAY, La démocratie directe saisie par le juge –