Il suit de ce qui précède que la question de la validation des bulletins modifiés au moyen d'un correcteur liquide a, au mieux, fait l'objet d'une discussion informelle et que la décision a finalement été prise par le président du bureau de vote, sans qu'aucun membre dudit bureau ne s'y oppose. On peut ainsi douter que la validation des bulletins modifiés - que les membres du bureau croyaient être au nombre de deux seulement - réponde aux exigences légales d'une délibération collégiale. Mais, on peut également soutenir qu'en s'en remettant à leur président, les membres du bureau de vote ont participé tacitement à la décision.