Il ne peut d'ailleurs en aller autrement, ceci en raison du processus particulier que cette disposition prescrit pour résoudre le conflit, à savoir transmission du dossier, d'un côté à l'autorité administrative supérieure, voire au Gouvernement, et à la Cour administrative de l'autre, échange de vues entre ces autorités, la Cour constitutionnelle étant appelée à statuer si le désaccord subsiste. Ce processus ne saurait donc être suivi lorsque la Cour administrative, qui n'est du reste pas une instance inférieure de la juridiction administrative, est elle-même partie au conflit de compétence visé à l'article 35 al. 1 Cpa.