défenderesse, comme si elle était elle-même titulaire des droits de la créance mise en gage, sans avoir à procéder à la réalisation forcée du gage. On doit ainsi admettre avec la défenderesse que l'acte de nantissement du 31 août 1999 contient une véritable cession de créance, même si les dispositions contractuelles précitées ne sont pas qualifiées comme telle. Plus précisément, on est en présence d'une cession aux fins de garantie, qualifiée aussi de cession fiduciaire par la jurisprudence (ATF 123 III 63).