En revanche, une convention qui autorise le créancier à s'approprier purement ou simplement la chose nantie à défaut de paiement est nulle (interdiction du pacte commissoire, art. 894 CC ; STEINAUER, Les droits réels, tome III, no 3122 et références citées). Ces règles s'appliquent au gage sur les créances (STEINAUER, op. cit., tome III, no 3160). Selon la jurisprudence, la constitution d'un gage sur une créance n'entraîne aucune cession, même partielle, du droit donné en garantie.