La vraisemblance dont il s'agit ici est la simple vraisemblance de l'existence des faits, qui doit être distinguée de la vraisemblance prépondérante. Selon la doctrine et la jurisprudence, un fait est rendu vraisemblable (simple vraisemblance) si le juge, en se basant sur les éléments objectifs, a l'impression que le fait invoqué s'est produit, sans pour autant devoir exclure la possibilité qu'il ait pu se dérouler autrement (ATF 139 III 86 consid. 4.2 et arrêts cités ; HOHL, Procédure civile, tome II, 2e éd., 2010, no 1560 et jurisprudence citée).