C’est le lieu de rappeler ici, d’une part, que le rôle d'un expert consiste à apporter un regard neutre, moins influencé par la relation de confiance qui unit généralement un médecin traitant à son patient (cf. ATF 125 V 351 consid. 3b/cc) et, d’autre part, que l'appréciation de l'expert ne repose pas uniquement sur les observations qu'il a directement effectuées, mais tient compte de l'intégralité du dossier médical mis à sa disposition, ce qui permet au praticien d'avoir une représentation complète de l'évolution de la situation médicale (TF 9C_844/2009 du 29 mars 2010 consid. 4.3).