2.3 Selon la jurisprudence, l’intérêt digne de protection consiste en l’utilité pratique que l’admission du recours apporterait au recourant, en lui évitant de subir un préjudice de nature économique, idéale, matérielle ou autre que la décision attaquée lui occasionnerait (ATF 138 II 162 consid. 2.1.2 ; 137 II 40 consid. 2.3). Il s’apprécie à la lumière des conclusions du recours (DUBEY/ZUFFEREY, op. cit., p. 733 N 2082). Il peut être factuel ou juridique et doit constituer un intérêt propre de la partie recourante, pratique – et non seulement théorique ou virtuel – et actuel au moment du dépôt du recours (ATF 149 V 49 consid. 5.1 ; MÉTRAL, op.