C'est à tort que la défenderesse affirme que la volonté de la défunte n'était pas clairement exprimée. Il ne faut pas confondre le versement des sommes d'assurances en cas de décès, avec la modification des clauses bénéficiaires, les deux notions étant totalement indépendantes. La reconduction éventuelle, en 2003, des polices no 4 et 2 équivaut à une nouvelle offre que la défunte devait accepter, ce qui n'est pas le cas, cette reconduction ne correspondant pas à la volonté exprimée dans le testament, ni à celle implicitement exprimée par le choix du bénéficiaire dans la nouvelle et dernière police postérieure à la reconduction.