Concrètement, il s'agit de mettre en balance deux possibilités : soit le détenu est libéré conditionnellement, soit il purge sa peine complètement et sera libéré ensuite. Dès lors, l'autorité compétente doit se poser la question de savoir si la dangerosité de l'auteur sera plus importante s'il exécute sa peine en entier avant d'être remis en liberté sans aucune surveillance ou si la libération conditionnelle, assortie de règles de conduite et de l'assistance de probation, favoriserait sa resocialisation (KUHN, Commentaire romand du Code pénal, Bâle 2009, n. 15 ad art. 86 et les références RJJ 2009 p. 210 consid. 2.1).