{"Signatur": "JU_TC_005", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "2013-07-02", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_005_ADM-2013-19_2013-07-02.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/ADM_2013_19_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c738d702c779ff65b6d0954ff585cb1a79e314849d7915338545a850f2c2d1713cd97c4635c690d42f2bcd5fc00e148731f&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c738d702c779ff65b6d0954ff585cb1a79e314849d7915338545a850f2c2d1713cd97c4635c690d42f2bcd5fc00e148731f&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=ADM_2013_19", "Checksum": "b78b1c4ac47cca6dde4a073fbe04baca"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["ADM 2013 19"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour administrative 02.07.2013 ADM 2013 19"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Cour administrative"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Cour administrative"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Cour administrative"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "recours de l'un des principaux auteurs du brigandage de Courrendlin en 2002 contre le refus d'octroi de la libération conditionnelle; recours rejeté par la Cour administrative | autres"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:45:21", "Checksum": "54979eee21a89b767c34da7c898c63f0", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Cour administrative 02.07.2013 ADM 2013 19\nRegeste:\nrecours de l'un des principaux auteurs du brigandage de Courrendlin en 2002 contre le refus d'octroi de la libération conditionnelle; recours rejeté par la Cour administrative | autres\n\n disciplinaires en juin 2009 (p. 276ss), janvier (p. 330ss), avril (p. 339ss) et juillet 2011\n(p. 350ss) pour atteintes à l'intégrité physique et atteintes à l'honneur, ainsi que refus\nd'obtempérer (p. 408). Il y a également lieu de relever que des faits survenus en mars\n2012 (menaces à un agent de détention) ont été classés sans suite grâce à la\nmédiation du Service juridique (p. 375ss et 381ss).\n\nToutefois, force est d'admettre qu'au vu de l'amélioration sensible de son attitude\ndurant les derniers mois de sa détention, son comportement ne s'oppose en principe\npas à sa libération conditionnelle.\n\n6.3 Le pronostic ne doit pas être défavorable. Il n'est pas nécessaire qu'on puisse\nvéritablement exclure une récidive ; il suffit que cette hypothèse puisse être\nraisonnablement envisagée (BAECHTOLD, op. cit., § 8 n. 10, p. 263 ; JdT 2008 III 27\nconsid. 3.2 et les références). Il convient néanmoins de procéder à une pesée des\nintérêts entre l'intérêt au droit de la population à la protection de biens juridiquement\nprotégés et l'intérêt privé à la resocialisation favorisée par la libération conditionnelle,\npuisque la liberté ne peut s'apprendre qu'en liberté (cf. ATF 124 IV 193 consid. 4 d\naa = JdT 2000 IV 162).\n\n6.3.1 Le recourant n'a opéré aucune véritable prise de conscience, persistant à nier les\nactes qu'il a commis. Il n'a ainsi jamais fait preuve d'amendement, ni exprimé de\nregrets. Il a encore contesté sa condamnation et les faits principaux qui lui sont\nreprochés lors de son audition du 27 novembre 2012. Il a refusé d'indemniser les\nvictimes de ses agissements (p. 326s). La reconnaissance par l'intéressé de sa faute\nn'est certes pas une condition indispensable pour juger du risque de récidive, sans\nque cela ne signifie pour autant qu'elle ne joue aucun rôle. L'amendement est au\ncontraire un élément pertinent (cf. ATF 119 IV 5 consid. 1b ; 104 IV 281 consid. 2).\n\n6.3.2 S'agissant de ses antécédents, hormis les cas faisant l'objet de la présente exécution\nde peine, le recourant a été condamné par le Tribunal des mineurs pour omission de\nprêter secours, escroquerie, faux dans les titres et faux dans les certificats à une\npeine de 20 jours de détention (arrêt de la Cour criminelle du 18 juin 2008 consid.\n1.2.1, p. 217). Malgré cette première sanction prononcée par la justice des mineurs\nen 1998, dont les objectifs sont avant tout la prévention et l'insertion, le recourant a\ncommis de nouvelles infractions, qui ne sont pas des moindres, en commettant\nplusieurs brigandages qualifiés quelques années plus tard ; les buts poursuivis par la\njustice des mineurs n'ont de toute évidence pas été atteints. Les renseignements\npoliciers font état de conflit perpétuel avec l'autorité (arrêt de la Cour criminelle du 18\njuin 2008 consid. 1.2.1, p. 217). Cette propension à faire fi des règles et de l'autorité\nressort également des rapports des établissements pénitentiaires au dossier (cf.\nnotamment p. 153s). Le recourant admet lui-même dans un courrier du 22 février\n2010 qu'il ressent de l'aversion envers les employés de l'Etat, soit les policiers, les\njuges, les politiciens, les avocats et les soi-disant criminologues, et qu'il ne changera\njamais (p. 306).\n10\n\nC'est toujours dans ce sens que le recourant a écrit des lettre d'insultes et de\nmenaces aux membres d'autorités. Il ressort clairement des courriers au dossier de\nla cause que le recourant est mû par un profond ressentiment à l'égard des autorités\nen général et de certains membres en particulier qu'il attaque personnellement (cf. p.\n306, 314, 321), comme il le faisait déjà lors des procédures pénales (cf notamment\nOJI 1709/2002, classeur II, p. 337 à 350, p. 412 à 417, p. 528). Le recourant dit dans\nson audition qu'il rédige sous la colère et que l'écriture lui permet d'évacuer sa\nfrustration et sa haine (p. 435). Outre le fait qu'il admet ressentir de la frustration et\nde la haine envers les autorités, il ne prend pas la peine de s'excuser pour autant,\nune fois ses sentiments évacués. Dans son recours, il précise que ces personnes ne\nsont pas visées personnellement, mais uniquement au regard de l'institution qu'elles\nreprésentent, de sorte qu'elles ne courent aucun danger en cas de liberté. A supposer\nque de telles allégations soient vraies, il n'en reste pas moins que le recourant donne\nl'image d'un homme obstiné qui s'entête dans une logique personnelle imperméable,\nsans se remettre en question, et qui est toujours révolté contre le système judiciaire.\n\nIl ressort ainsi du comportement du recourant et de la haine qu'il ressent envers l'ordre\net l'autorité qu'il lui est difficile de se conformer à l'ordre juridique. Il existe dès lors un\nrisque de récidive concret en cas de libération conditionnelle.\n\n"}