Or, l'entraide administrative permet à une autorité de traiter des données personnelles que celle-ci n'a pas elle-même recueillies, ce qui donne lieu à un traitement subséquent ne correspondant pas toujours au but initial ayant justifié la collecte. Selon la doctrine, le but de l'entraide administrative doit être à tout le moins compatible avec celui du traitement initial, surtout lorsque sont en cause des données sensibles pour lesquelles la finalité du traitement est soumise à de hautes exigences. Le principe de la bonne foi, également essentiel dans le droit de la protection des données (cf. art. 7 al. 2 LPD et 4 al.