Contrairement à ce que retient la CCR, aucun remaniement parcellaire n’a eu lieu à A. depuis les années quarante et c’est justement ce qui motive des propriétaires fonciers à prendre des initiatives pour lutter contre le morcellement des terres agricoles, à l’instar de l’échange litigieux. Celui-ci n’a conféré aucun avantage personnel ou lucratif à la recourante, qui n’a pas demandé de soulte pour les 266 m2 dont Y. a bénéficié en plus et n’a pas non plus augmenté le fermage exigé du fermier qui exploite ses parcelles. Le notaire n’a par ailleurs jamais fait mention de la perception d’un quelconque impôt sur les gains immobiliers.