Le choix d'une responsabilité causale des collectivités publiques est justifié par des motifs semblables à ceux qui prévalent en droit privé, à savoir le transfert du risque sur celui dont l'activité crée le dommage et qui dispose du pouvoir nécessaire de l'éviter ; ce transfert est dicté par des considérations d'équité : compte tenu de la puissance et de l'organisation des pouvoirs publics, il serait injuste de faire supporter aux particuliers les risques d'illicéité en exigeant d'eux l'apport difficile, voire impossible, de l'existence d'une faute commise par un agent public (MORITZ, op. cit.