A cela s'ajoute le fait que l'usage d'une arme à feu pour intercepter Y. soupçonné de braconnage était totalement disproportionné par rapport à l'objectif légitime visé. Si le défendeur est certes intervenu le soir des faits sur instruction de son supérieur, l'usage d'une arme à feu, alors qu'il n'était pas habilité à le faire et que cet usage n'était nullement justifié par les circonstances, résulte de sa seule initiative et les circonstances qui ont suivi lui sont totalement imputables. Une faute concurrente du supérieur du défendeur ne saurait ainsi être admise.