Il avait uniquement l'intention de "faire peur" à Y. pour pouvoir l'intercepter, non pas de tirer dans l'habitacle du véhicule et encore moins de tirer sur lui. Les conditions de ce tir étaient difficiles, car le véhicule Y. reculait à vive allure et il faisait nuit, ce qui explique que le défendeur ait raté sa cible deux fois sur trois. En procédant à ces tirs, il est resté statique et n'a proféré aucune parole (consid. 3.7). Il se trouvait à environ 16 mètres du véhicule, lequel était en mouvement, créant une possibilité très sérieuse d'homicide envers la personne à l'intérieur du véhicule visé (consid. 3.9 et 4.2.1).