s’agissant du risque de collusion, il doit être considéré comme avéré, dès lors que des consommateurs doivent encore être identifiés et entendus et que le téléphone portable saisi pourrait donner des informations relatives au fournisseur ; le recourant ne saurait se prévaloir de son silence depuis sa première interpellation pour nier ce risque, dès lors que jusqu’ici, il pouvait légitimement penser qu’il ne serait pas inquiété, ce qui n’est plus le cas ; quant au risque de récidive, il ressort des actes d’instruction que le trafic de stupéfiants du recourant s’est étalé sur plusieurs années, ce qui pourrait l’inciter à recommencer dès lors qu’il n’a pas d’emploi ;