Afin de réduire le risque de collusion pouvant en découler, il se justifie, le cas échéant, de ne pas divulguer immédiatement les origines de certaines informations, notamment au début d’une instruction. Il est ainsi admis qu’au début de l’enquête, les « graves soupçons » justifiant la mise en œuvre de mesures de surveillance par télécommunication puissent découler d’indications d’un rapport de police mentionnant une « source sûre et confidentielle », à tout le moins dans un premier temps et pour une courte période (TF 6B_431/2019 du 5 juillet 2019 consid. 4.2.1). 10