Attendu que le dépôt des papiers d'identité auprès de la police ou le port d’un bracelet électronique, assorti d’une assignation à résidence, ne permettent pas non plus de parer au risque de réitération et de collusion ; concernant le port d’un bracelet électronique, la jurisprudence a déjà eu l’occasion de préciser que la surveillance électronique ne permet pas, en l’état actuel, de prévenir une fuite en temps réel mais uniquement de la constater a posteriori, si bien qu’un tel contrôle rétroactif n'a qu'un effet préventif faible, en particulier pour un prévenu qui présente un risque de fuite ;