les prestataires de services de paiement, tels que Western Union, MoneyGram ou RIA, utilisés par les « money mules » pour transférer l’argent complexifient ainsi la traçabilité des fonds ; les « money mules » exécutent en principe les opérations de retrait et de transfert vers l’étranger, sans avoir connaissance des infractions préalables ; la simple mise à disposition de leur compte bancaire ne saurait toutefois faire d’eux des coauteurs ou des complices de l’infraction préalable, laquelle est le plus souvent commise depuis l’étranger (cf. sur la problématique des « money mules », Fabio BURGENER, Money mule, le chaînon indispensable de la criminalité informatique, in Plaidoyer 06/2019) ;