Attendu toutefois qu’il ne saurait être nié que la précision avec laquelle la recourante décrit les faits qu’elle prétend avoir subis est pour le moins éloquente au vu de son jeune âge ; il semble en effet difficilement concevable de décrire les faits avec autant de précision s’ils avaient été inventés de toutes pièces ; notamment, la douleur lors de la pénétration, la description des mouvements de va-et-vient du pénis dans son vagin ainsi que la douleur à ses parties intimes après le viol pouvant dépendre de sa position sur le lit ; tant l’infirmière scolaire que la gynécologue considèrent du reste que les déclarations de la recourante sont crédibles ;