{"Signatur": "JU_TC_004", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "2021-10-26", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_004_CPR-2021-60_2021-10-26.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CPR_2021_60_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73997dff59efc326b6a114060c3babee2606ed8207c54f9cbd38a5362c49e519b71491a9b76eb07631c4d874068824e80c&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73997dff59efc326b6a114060c3babee2606ed8207c54f9cbd38a5362c49e519b71491a9b76eb07631c4d874068824e80c&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CPR_2021_60", "Checksum": "ff4f8256b7648dd5ca8f176449cc37b7"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CPR 2021 60"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Chambre pénale des recours 26.10.2021 CPR 2021 60"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Chambre pénale des recours"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Chambre pénale des recours"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Chambre pénale des recours"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Classement - principe in dubio pro duriore en cas d'infractions c/ l'intégrité sexuelle | recours contre ordonnance de classement"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:37:58", "Checksum": "d4e5d56dca38acbabfed431be8f699ef", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Chambre pénale des recours 26.10.2021 CPR 2021 60\nRegeste:\nClassement - principe in dubio pro duriore en cas d'infractions c/ l'intégrité sexuelle | recours contre ordonnance de classement\n\nVu la réponse de l’intimé au courrier susmentionné, datée du 4 septembre 2020 ; l’intimé, par\nsa mandataire, rappelle que la recourante avait déjà modifié son comportement au début\nd’année 2019 en raison de harcèlements dans son école, ce qui a engendré son changement\nd’école au début des vacances de Pâques 2019 ; ce sont des événements traumatisants qui\nne sont pas sans conséquence sur le comportement d’une jeune fille ; l’intimé ajoute que lors\nde la rencontre en octobre 2019 chez leur grand-maman, cette dernière leur a proposé de les\nramener ; l’intimé a toutefois souhaité rentrer à pied et la recourante l’a accompagné ;\n7\n\nVu le courrier du 22 septembre 2020 de la Dresse P.________, en réponse aux questions\nposées par la juge des mineurs ; la recourante est venue à sa consultation une première fois\nle 11 décembre 2020 (recte : 2019) ; lors de cet entretien, la recourante lui a raconté que son\ncousin, âgé de 14 ans, l’avait forcée sexuellement dans sa chambre avec pénétration\nvaginale ; la recourante n’a pas souhaité d’examen gynécologique, même vulvaire à ce\nmoment-là ; la Dresse P.________ a complété le bilan sanguin et effectué un test de\ngrossesse urinaire ; la recourante a ensuite repris rendez-vous pour procéder à un examen\ngynécologique ; lors de la consultation du 27 février 2020, elle a toutefois changé d’avis et\nl’examen n’a pas été effectué ; après avoir eu accès au dossier pénal, la Dresse P.________\na le sentiment que la recourante a vécu ce qu’elle raconte ; il lui semble impossible d’inventer\ntoute cette histoire et tous ces détails ; la recourante lui paraissait affligée par cette situation\net était contente d’avoir pu enfin en parler ; la Dresse P.________ ne croit pas à une\ntransposition ;\n\nVu le courrier du 25 septembre 2020 de la Dresse Q.________, psychologuepsychothérapeute, aux termes duquel elle a indiqué suivre la recourante depuis le 17\ndécembre 2019, à raison d’une séance chaque mois, jusqu’à ce qu’elles soient interrompues\npar les mesures sanitaires ; par ailleurs, au mois de juin 2020, la recourante a souhaité arrêter\nle suivi ; lors de la première séance, la recourante a déclaré qu’elle avait subi une agression\nmais qu’elle ne souhaitait pas lui en parler ; dans la suite de l’entretien, la recourante a\nfinalement parlé des circonstances de l’agression, en particulier, le fait que ça se soit produit\nle 4 juillet pendant que sa maman était sortie ; la recourante devait être gardée chez les\nparents de son cousin, qui sont sa marraine et son oncle ; l’agression a eu lieu à leur domicile ;\ndurant l’entretien, la recourante a également parlé de son entourage et de la difficulté de\ncommuniquer avec sa mère et son compagnon ; elle évoque également un passé scolaire\ndifficile avec des épisodes de harcèlement douloureux ; la Dresse Q.________ perçoit une\njeune fille fermée, faisant peu confiance aux adultes ; il lui paraît évident qu’elle est en\nsouffrance ; la Dresse Q.________ relève toutefois que le but de ces entretiens n’est pas\nd’établir la vérité mais de permettre au patient d’exprimer le malaise de son vécu ; la\nrecourante reste sobre dans son discours ; il n’apparaît pas d’éléments fabulés, quel que soit\nle sujet abordé ;\n\nVu l’audition du 9 octobre 2020 de N.________, ami de la recourante ; cette dernière lui a\nconfié avoir été violée ; selon son souvenir, elle pleurait au moment du dévoilement ;\n\nVu l’audition de O.________, amie de la recourante, du 9 octobre 2020 ; son amie lui a dit\navoir été violée par son cousin ; elle n’était pas bien et a commencé à pleurer ; à la question\nde savoir si la recourante a l’habitude de raconter des choses fausses, O.________ répond\nque parfois elle a l’impression qu’elle veut qu’on lui prête beaucoup d’attention ; elle n’a pas\nconstaté de changement d’attitude chez la recourante ;\n\nVu l’audition du 9 octobre 2020 de M.________, amie de la recourante, laquelle a déclaré que,\nl’année passée à la même période, la recourante était mal et elle lui a demandé ce qu’il se\npassait mais elle ne voulait pas le dire ; finalement elle lui a raconté, en commençant à pleurer,\nque son cousin lui a touché les fesses pendant qu’elle attendait la poste ; ensuite elle lui a\nraconté qu’un soir, alors que elle était chez son cousin et les parents de ce dernier absents,\n8\n\nils sont allés dans sa chambre et là il a commencé à la toucher et après il l’a forcée ; elle\nprécise que quand elle dit « forcée ben il l’a pénétrée »; lorsque la recourante a raconté cela,\nc’était dans le contexte de l’école ; d’autres personnes étaient présentes, soit O.________,\nI.________, L.________ et N.________ ; par la suite, M.________ a constaté que la\nrecourante se sentait mal, notamment car elle se scarifiait ; lorsqu’elle a demandé à la\nrecourante pourquoi elle se scarifiait, elle a répondu qu’elle ne se sentait pas bien avec ce qu’il\ns’était passé ; en plus des scarifications, elle pleurait beaucoup, elle s’isolait beaucoup et se\nmettait à l’écart ; par message, M.________ a contacté l’intimé une fois afin de lui dire qu’il\ndevait avoir honte de ce qu’il avait fait à la recourante ; il lui a répondu qu’il n’avait rien fait du\ntout et que c’était elle qui mentait ; concernant les horaires de poste, M.________ sait que la\nrecourante prenait la poste plus tôt afin de ne pas croiser l’intimé ;\n\nVu le courrier du 22 octobre de la recourante ; contrairement à ce que soutient l’intimé, elle\nn’est pas rentrée à pied avec son cousin de chez leur grand-mère en octobre 2019 ; ils ont au\ncontraire emprunté un chemin différent, étant précisé que la recourante était en trottinette\nélectrique et l’intimé à pied ;\n\n"}