{"Signatur": "JU_TC_004", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "2021-10-26", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_004_CPR-2021-60_2021-10-26.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CPR_2021_60_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73997dff59efc326b6a114060c3babee2606ed8207c54f9cbd38a5362c49e519b71491a9b76eb07631c4d874068824e80c&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c73997dff59efc326b6a114060c3babee2606ed8207c54f9cbd38a5362c49e519b71491a9b76eb07631c4d874068824e80c&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CPR_2021_60", "Checksum": "ff4f8256b7648dd5ca8f176449cc37b7"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CPR 2021 60"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Chambre pénale des recours 26.10.2021 CPR 2021 60"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura  Chambre pénale des recours"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Chambre pénale des recours"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura  Chambre pénale des recours"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Classement - principe in dubio pro duriore en cas d'infractions c/ l'intégrité sexuelle | recours contre ordonnance de classement"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:37:58", "Checksum": "d4e5d56dca38acbabfed431be8f699ef", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Chambre pénale des recours 26.10.2021 CPR 2021 60\nRegeste:\nClassement - principe in dubio pro duriore en cas d'infractions c/ l'intégrité sexuelle | recours contre ordonnance de classement\n\nVu le courrier du 4 mai 2020 de la mandataire de l’intimé, selon lequel les parents de ce dernier\nn’ont pas quitté leur domicile le jour en question ; le père de l’intimé répète qu’il ne promène\njamais le chien et sa mère produit une capture d’écran d’une application mobile qui répertorie\ntous ses déplacements; il en ressort qu’à partir de 12h10, elle n’a plus quitté le domicile familial\nle jour en question ;\n\nVu l’audition du 29 mai 2020 de K.________, infirmière scolaire à H.________ (école) ; elle\nconfirme en substance les déclarations de la recourante qu’elle a rencontrée le 19 novembre\n2019 ; la recourante lui a confié avoir subi un viol ; elle « était prostrée, recroquevillée comme\npour se mettre dans une bulle » ; la recourante lui a raconté qu’on l’avait forcée à faire quelque\nchose qu’elle ne voulait pas ; selon ces confidences, les faits remontaient à un mois et l’auteur\nest son cousin C.________ ; les parents de ce dernier étaient allés promener le chien au\nmoment des faits ; la recourante lui a également raconté que l’intimé lui avait mis une gifle\npour qu’elle fasse des choses qu’elle ne voulait pas ; K.________ a déclaré qu’à partir de là,\nson travail a été de la convaincre pour qu’elle appelle sa maman, ce qu’elle a finalement\naccepté ; elle ne connaissait pas la recourante auparavant, qu’elle qualifierait de plutôt\ndiscrète ; lorsque la recourante s’est confiée, elle avait un bandage à un poignet ; la recourante\nlui a paru crédible dans ses déclarations ; K.________ précise que, selon elle « quelque chose\nil y a eu, c’est clair », mais que ce sont des adolescents et qu’ils ont une autre appréciation\ndes choses ; selon la témoin, « il y a eu à un moment donné de la maltraitance, on peut appeler\ncela comme ça » ;\n\nVu l’audition de 29 mai 2020 de B.________, la mère de la recourante, durant laquelle elle a\ndéclaré qu’elle avait appris « la chose » par l’infirmière scolaire au mois de novembre 2019 ;\nsa fille lui a confié, en larmes, qu’elle n’avait pas réussi à lui en parler avant ; la mère\nrecourante a ensuite contacté la police ; deux jours après l’audition de sa fille par la police, la\nmère de la recourante a retrouvé des lettres que sa fille a écrites avant ou après son audition\npour ses amis afin de leur dire « au revoir » ; la recourante lui a confié les avoir écrites pour\n6\n\n« se soulager » ; la maman de la recourante a également constaté le 2 novembre 2019 que\nsa fille avait des scarifications ; s’agissant du comportement de sa fille, autour du 10 octobre\n2019, elle a trouvé qu’elle était absente et plus triste ; avant la procédure en cours, la\nrecourante et l’intimé s’entendaient bien, ils se voyaient dans la poste pour l’école ; elle relève\nqu’avant que « tout explose », la recourante a volontairement changé ses horaires de poste à\nla rentrée au mois d’août en indiquant qu’à l’heure où elle la prenait habituellement il y avait\ntrop de monde ; lorsque la recourante est rentrée le lendemain des faits, sa mère n’a rien\nremarqué de particulier ; B.________ ajoute que le soir en question, sa fille ne voulait pas aller\ndormir chez son oncle, elle était fâchée, car elle estimait être suffisamment grande pour rester\nseule ; c’est toutefois la même chose lorsqu’il s’agit d’aller dormir chez ses grands-parents ; la\nrecourante est suivie depuis le mois de janvier 2020 par une psychologue pédo-psychiatre à\nX.________ ; la recourante suit également un groupe de paroles pour enfants victimes de\nmaltraitance dénommé « l’univers de soi » ;\n\nVu l’audition du 29 mai 2020 de L.________ meilleure amie de la recourante, durant laquelle\nelle a déclaré qu’au début de la 8ème année, la recourante lui a raconté dans la cour de l’école\nqu’elle avait été violée par son cousin ; son amie bloquait un peu sur les paroles et tremblait\nun peu ; cette dernière lui a conseillé d’en parler à la police ; quelques jours ou quelques\nsemaines après cela, la recourante lui a raconté que c’était arrivé chez son cousin, dans une\nchambre ; elle était sur son natel couché sur le dos et, à un moment donné, son cousin est\nvenu et a balancé son natel ; ensuite, il l’a bloquée avec les bras ; elle n’arrivait pas à le\nrepousser car il avait trop de force pour elle ; il a commencé à enlever son short élastique ;\nelle croit que c’est à ce moment-là qu’il a commencé à la violer ; lorsqu’elle lui a raconté cette\nfois-là, elle était normale, comme si elle avait un peu oublié ; elle a parlé de cette histoire à\nplusieurs personnes, soit : M.________, N.________ et O.________ ; L.________ savait que\nla recourante prenait le bus un peu plus tard car l’intimé prenait celui d’avant ; la recourante\nlui a également indiqué que sa maman ne voulait pas qu’elle voit l’intimé et qu’ils devaient être\nséparés ; selon L.________ la recourante est une personne qui dit la vérité mais ne dit pas\ntout ce qu’il se passe dans sa vie ;\n\nVu le courrier du 20 août 2020 de la recourante, par son mandataire, à teneur duquel elle a\nfait part à la juge des mineurs de faits complémentaires ; en particulier, début octobre 2019, la\nrecourante et l’intimé se sont revus un après-midi chez leur grand-mère pour décharger du\nbois ; à un moment donné, ils se sont retrouvés tous les deux seuls dans une pièce chez leur\ngrand-mère ; bien que rien de répréhensible ne soit intervenu, cette situation a fait revivre à la\nrecourante les faits subis quelques mois plus tôt ; ce serait dès lors à partir de ce moment-là\nqu’elle aurait pris conscience de ce qu’il lui était arrivé et aurait commencé à se sentir mal\ndans sa peau ;\n\n"}